🇫🇷 SAV en France · expédié sous 24-48 h · Garantie 2 ans · Livraison 24–48h gratuite · ★★★★★ 4,6/5 · 62 avis

Routeur solaire ou batterie : où stocker son surplus ?

Une batterie au lithium coûte 5 000 euros, prend
de la place et se dégrade au fil des cycles. Il en existe une autre chez vous : elle est blanche, cylindrique,
elle prend la poussière dans le garage — et elle est déjà payée.
C’est tout le sujet de cet épisode.

Quand vos panneaux produisent plus que ce que la maison consomme, on vous propose en général trois issues :
laisser filer le surplus sur le réseau à 1,1 centime, acheter une batterie physique, ou
louer une batterie virtuelle. L’épisode les prend une par une, chiffres à l’appui, et en ajoute
une quatrième que presque personne ne regarde : le ballon d’eau chaude que vous avez déjà.

Les comptes sont faits sans complaisance. La batterie virtuelle : un abonnement mensuel à vie, plus les
frais d’acheminement et les taxes à payer quand votre propre électricité revient chez vous — de l’ordre de
1 100 à 1 400 euros sur dix ans. La batterie physique : 5 000 euros, hors pose, à remplacer
vers la dixième année. Le chauffe-eau : il est là, il stocke déjà de l’énergie, et l’électricité qui y va ne
sort jamais de derrière votre compteur — donc aucune taxe d’acheminement.

L’épisode ne cache pas les limites. Le triphasé y est expliqué franchement : le routeur
surveille une phase, il est aveugle aux deux autres, et une partie du surplus continue de s’échapper. La question
des cinq jours de pluie en novembre est posée, et la réponse est mécanique, pas magique. Et le
chauffe-eau thermodynamique reste ce qu’il est : un cas où il ne faut pas acheter.

Format : analyse à deux voix, 16 minutes. La transcription est publiée ci-dessous, pour
lire plutôt qu’écouter, ou pour retrouver un passage précis.

Trois précisions sur cet épisode

L’épisode a été enregistré à partir de notre documentation. Trois points méritent d’être corrigés ou complétés
ici — c’est plus honnête que de les laisser passer.

1. Le routeur ne module pas « au watt près ». C’est dit ainsi dans
l’audio, ce n’est pas exact. Le SmartSun s’amorce autour de 100 watts de surplus — en
pratique un peu avant, mais nous préférons annoncer le seuil le plus prudent — puis il suit votre surplus
au watt près, jusqu’à 3 000 watts. Il n’y a pas de marches d’escalier : la
résistance chauffe exactement à la puissance disponible.

2. Le prix. La transcription automatique a rendu le prix du boîtier de façon inintelligible.
Le routeur solaire SmartSun est à 299 € TTC, achat unique, sans abonnement —
la fiche produit fait foi.

3. Le cas du fondateur. L’épisode cite un gain mensuel sur son installation personnelle. Le
passage est inaudible et nous ne le reproduisons pas : un chiffre relevé sur une seule installation, en
triphasé, ne se transpose pas à la vôtre. Ce qui se transpose, c’est le raisonnement — pas le montant.

Transcription

Transcription de l’épisode, relue, ponctuée et découpée
en sections. L’épisode croise deux documents : notre documentation produit et un document de méthode de
marque. Nous publions ici la partie qui parle d’énergie et de matériel ; les passages qui commentent notre
façon de communiquer n’apprennent rien à qui cherche à savoir si un routeur solaire a du sens chez lui.

Vendre à un centime, racheter à vingt-cinq

Imaginez une situation économique complètement absurde. Vous fabriquez un produit chez vous. Un bon produit, de
bonne qualité. Mais le marché vous oblige à le vendre à un distributeur géant pour… un centime. Un centime, pour
être précis. Une misère. Une misère absolue.

Mais le pire, c’est que quelques heures plus tard, vous avez besoin de ce même produit chez vous. Et là, vous
devez le racheter à ce même distributeur, sauf qu’il vous le facture vingt-cinq centimes.

C’est le grand écart total. Vendre à un centime et racheter à vingt-cinq, le soir même. Ça ressemble à une
mauvaise blague, mais c’est la réalité mathématique, implacable, du marché de l’énergie solaire aujourd’hui, pour
des milliers de foyers.

C’est une asymétrie financière qui dépasse l’entendement. On parle d’un facteur de plus de vingt. Vingt fois le
prix entre la vente imposée par le réseau la journée, et le rachat subi par le consommateur le soir. Et tout ça sur
la même infrastructure.

Prenons une journée type. Il est midi, le soleil tape fort, la maison est vide parce que tout le monde est au
travail. Les panneaux tournent à plein régime, ils produisent 2 700 watts. Sauf que la maison en veille, avec le
frigo et la box internet, ne consomme que 1 800 watts. Il reste donc un surplus net de 900 watts.

Et historiquement, ce surplus, il part sur le réseau public. Le réseau vous le rachète à un virgule un centime.
Un tarif qui a complètement chuté il n’y a pas si longtemps, sans que les particuliers aient vraiment eu leur mot à
dire.

Et en parlant de douche : le soir arrive, le soleil se couche, la famille rentre. Il faut de l’eau chaude.
Le ballon électrique s’allume, il tire sur le réseau — mais au tarif fort, vingt-cinq centimes.

C’est l’histoire du jardinier qui fait pousser des tomates dans son jardin, et qu’on force à vendre sa récolte au
supermarché pour un centime le kilo. Le soir même, il retourne au même supermarché racheter ses propres tomates,
mais en pot, en sauce, à deux euros, pour faire ses pâtes. N’importe qui trouverait ça révoltant.

Le mythe de la batterie à 5 000 euros

Face à ce réseau qui paye des clopinettes, l’industrie a une solution toute trouvée. Le réflexe de base, c’est de
dire aux gens de stocker l’énergie. Le fameux mythe de la batterie magique.

On vous dit qu’il faut investir dans une grosse batterie chimique au lithium. Sauf que si on regarde les chiffres,
c’est un autre piège. Une batterie physique, ça coûte facilement 5 000 euros. Au minimum. Sans compter
l’installation. Ça prend de la place, c’est complexe.

Et surtout, la chimie vieillit. Elle se dégrade avec le temps : les cycles de charge et de décharge usent
les cellules. Au bout de dix ans, souvent, il faut la changer. Donc financièrement, le retour sur investissement
devient très difficile à atteindre.

Vous avez déjà une batterie : elle est dans votre garage

Et c’est là qu’intervient le tour de passe-passe de la batterie thermique. EKOSIA dit aux gens : ne payez
pas 5 000 euros pour une batterie, vous en avez déjà une.

Le basculement conceptuel est énorme. Cette grosse batterie, elle dort déjà dans votre garage ou dans votre
salle de bain. C’est votre chauffe-eau électrique. Le vieux cumulus blanc, banal, c’est une réserve d’énergie
gigantesque.

Pourquoi stocker des électrons quand on peut stocker des douches chaudes ? C’est joliment dit, et c’est
très juste physiquement.

— Mais attends, je te coupe. Envoyer du courant vers une bête résistance qui chauffe de l’eau, ça fait un peu
bricolage des années 90, non ? Comment un petit boîtier électronique transforme un vieux cumulus en
technologie de pointe ?

Beaucoup d’ingénieurs se sont posé la même question. En fait, l’eau a une capacité thermique
exceptionnelle : il faut une quantité d’énergie considérable pour en chauffer cent litres.

La différence avec le vieux bricolage, c’est la finesse numérique. Avant, on avait des systèmes en tout ou rien.
Le système attendait par exemple 2 000 watts de surplus solaire d’un coup pour s’allumer. Donc avec 1 500 watts, il
ne se passait rien du tout : le chauffe-eau restait éteint, et les 1 500 watts partaient sur le réseau public
pour un centime. La grosse perte.

— Et le SmartSun, il règle ça comment ?

Grâce à un composant clé : une pince ampèremétrique. On l’installe directement dans le tableau électrique,
elle agit comme un poste-frontière ultra-sensible. Elle lit le courant en permanence. Dès qu’elle voit qu’un seul
watt s’apprête à sortir de la maison pour aller sur le réseau, elle bloque et redirige.

Si vous avez 300 watts de soleil en trop, la résistance chauffe à 300 watts. Si vous en avez 800, elle monte à
800. La courbe de chauffe suit la course du soleil. C’est de la thermodynamique de base, mais avec une précision
chirurgicale.

Et s’il pleut cinq jours d’affilée ?

— Je vais me faire l’avocat du diable. C’est sympa, le solaire, mais imaginons qu’il pleuve pendant cinq jours
non-stop, en plein mois de novembre. Avec ce système, on est condamné à prendre des douches glacées en attendant que
le soleil revienne ?

C’est la peur classique, et c’est une objection tout à fait valide.

Pour la neutraliser, le boîtier inclut une horloge programmable. Si le soleil n’a pas suffi pendant la journée,
le routeur rebascule tout seul sur le réseau public la nuit, pendant les heures creuses. Exactement comme une
installation traditionnelle. Le réseau redevient une simple roue de secours.

Le confort est garanti : vous ne finissez pas à vous laver à l’eau froide à cause d’un nuage. Et une fois
que l’eau atteint sa température maximale, vers 60 degrés, le vieux thermostat mécanique du ballon coupe. C’est
sécurisé.

La batterie virtuelle, ce péage déguisé

— Mais là où c’est vraiment intéressant, c’est sur le modèle économique. Leur approche est très agressive par
rapport aux autres acteurs du marché. Ils s’attaquent frontalement à l’autre grande tendance du moment : la
batterie virtuelle.

Sur le papier, le concept a l’air génial. Vous envoyez votre énergie sur le réseau, elle est stockée dans un
cloud, et vous la récupérez le soir. Sur le papier, c’est de la magie. Dans les faits, c’est un gouffre
financier.

Pourquoi ? Il y a des frais. Et un abonnement. Pour avoir le droit de récupérer votre propre énergie, ces
entreprises facturent un abonnement mensuel à vie, souvent autour de 7 à 9 euros. Déjà, payer pour récupérer son
bien, c’est limite.

Et ce n’est pas fini. Quand l’électricité revient chez vous, vous devez quand même payer les frais
d’acheminement et les taxes du réseau. Ça ajoute vite une dizaine de centimes par kilowattheure.

Donc vous payez un abonnement, plus le transport, pour quelque chose que vous avez produit sur votre propre toit.
Les calculs montrent que sur dix ans, la batterie virtuelle vous coûte entre 1 100 et 1 400 euros.

Le routeur, lui, c’est un achat unique. Pas d’abonnement, aucun. L’énergie ne sort jamais de votre maison, elle
reste derrière votre compteur — donc les taxes d’acheminement tombent directement à zéro.

— C’est assez rare aujourd’hui de voir une entreprise qui refuse le modèle de l’abonnement. Tout le monde veut
faire payer tous les mois, que ce soit pour des logiciels, votre voiture, votre énergie.

En refusant le cloud et l’abonnement, ils se mettent à l’abri : un concurrent classique ne peut pas
s’aligner sur une vente unique sans détruire son propre modèle de rentabilité.

Donc en fait, ils ne vendent pas juste un bout de plastique avec des fils. Ils vendent de l’indépendance. Si vous
mettez des panneaux solaires, c’est pour être indépendant. C’est absurde de lier cette indépendance à un contrat
mensuel chez un gros fournisseur. La vraie souveraineté est locale, chez vous, déconnectée.

Le triphasé : le pire scénario comme banc d’essai

— Une posture rebelle, ça peut vite ressembler à du baratin s’il n’y a pas de preuve solide derrière. Et les gens
sont devenus très méfiants face aux promesses d’économies miraculeuses, surtout dans l’énergie.

Alors ils utilisent l’histoire de leur propre création. Le fondateur, quand il a installé ses panneaux solaires,
s’est heurté à un mur technique : il avait une installation triphasée.

— Il faut vraiment qu’on explique ça, parce que c’est le cœur de leur preuve.

Une maison normale, en monophasé, c’est comme une autoroute à une seule voie. Toute l’électricité, production et
consommation, roule sur la même voie. C’est facile de voir ce qui entre et ce qui sort.

Mais en triphasé, l’installation est divisée en trois routes séparées. Et c’est un enfer pour l’autoconsommation,
parce que la production solaire se fragmente elle aussi sur les trois routes. Or un routeur se branche sur une seule
phase : il est aveugle à ce qui se passe sur les deux autres. Mathématiquement, il perd une bonne partie de son
efficacité théorique.

C’est le pire scénario possible pour un ingénieur. Et en plus, le fondateur n’avait même pas de contrat de rachat
à un centime : il était à zéro. Zéro centime. Tout ce qui débordait sur les trois phases partait en donation
forcée à l’opérateur national.

C’est pour régler cette galère personnelle qu’il a codé son propre algorithme. Le produit n’est pas né dans un
open space en quête de croissance. Il est né d’une frustration bien réelle.

Et s’il arrive à prouver que, même avec le lourd handicap du triphasé, son algorithme récupère assez de watts
pour chauffer 150 litres d’eau — alors ça marche aussi ailleurs.

63 kWh, et 7 kWh juste à côté

Et ça va plus loin dans la transparence. Ce qui frappe sur leur site, c’est qu’ils ne sortent pas un chiffre rond
et magique du genre « gagnez 300 euros par an, garantis ». Ça, c’est le vieux marketing.

Ils font un truc presque suicidaire : ils publient les vraies photos envoyées par les clients, les petits
écrans de leurs routeurs. Sur une photo, vous voyez 63 kilowattheures récupérés en un mois. Très bien. Mais juste à
côté, ils affichent un écran qui marque péniblement 7 kilowattheures de gain.

— Montrer commercialement qu’un client ne gagne que ça, c’est se tirer une balle dans le pied.

Afficher les mauvais résultats rend les bons crédibles. Ils assument que l’efficacité dépend de choses qu’ils ne
contrôlent pas : est-ce que votre toit est bien orienté, est-ce qu’il fait moche ce mois-ci, est-ce que vous
prenez beaucoup de douches. C’est l’anti-solution-miracle.

Et ils poussent le curseur jusqu’à déconseiller l’achat à certains clients. Si vous avez un chauffe-eau
thermodynamique ou un système au gaz, ils vous disent sur leur site de refermer votre portefeuille et de surtout ne
pas acheter le routeur.

Et le fait que le boîtier n’ait pas d’application mobile pour maquiller les chiffres avec de jolis graphiques en
couleur, c’est le tribunal quotidien de cette promesse. Les chiffres bruts, dans votre garage, point.

Ce que ça change

Si on prend un peu de recul, on est face à une double leçon.

D’un côté, une leçon purement mécanique et financière. Pour tous ceux qui nous écoutent et qui ont des panneaux
solaires : comprendre qu’on n’a pas besoin de s’endetter de 5 000 euros pour une batterie au lithium, mais
qu’on peut simplement réveiller son vieux cumulus. C’est de l’intelligence appliquée à l’existant.

Et ça soulève une question vertigineuse pour l’avenir de nos maisons. On vient de voir comment une simple
résistance chauffante — un truc que tout le monde considère comme archaïque et bête — peut devenir une batterie
thermique décentralisée, capable de contourner les aberrations du réseau national. Avec juste un petit cerveau
électronique en amont.

Alors la vraie question, c’est : quels autres appareils de la maison, complètement bêtes, qui prennent la
poussière, n’attendent qu’un petit programme bien écrit pour se transformer en outil d’indépendance
énergétique ?

Ça donne envie de regarder sa machine à laver et son frigo d’un autre œil. En attendant de voir comment la
domotique va évoluer, une chose est sûre : on ne regardera plus jamais un pot de sauce tomate à deux euros au
supermarché de la même manière.

Merci à tous d’avoir suivi cette plongée au cœur de la souveraineté énergétique.

Écouter aussi

Épisode 1 — Pourquoi brader
votre électricité à un centime ?
· 36 minutes. Pourquoi le réseau ne rachète votre surplus
qu’un centime, quels ballons sont concernés, et pourquoi aucun grand fournisseur n’a intérêt à vous vendre ce
boîtier. Tous les épisodes →

EKOSIA

Stocker son surplus : les deux options