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Les inconvénients d’un routeur solaire (et quand il ne sert à rien)

Un routeur solaire ne convient pas à tout le monde, et il y a des situations où il ne vous rapportera rien du tout. Nous en vendons ; nous préférons vous le dire ici plutôt que de vous laisser le découvrir après l’achat. Voici les vrais inconvénients, sans emballage.

1. Sans surplus, il ne se passe rien

Un routeur ne produit pas d’électricité : il redirige celle que vous n’avez pas consommée. Si votre installation est petite, ou si quelqu’un est à la maison toute la journée, il n’y a presque rien à rediriger.

Cas où il ne sert à rien : une installation en vente totale. Toute votre production part au réseau par contrat ; il n’y a pas de surplus à récupérer. Aucun routeur, d’aucune marque, n’y changera quoi que ce soit.

2. Le gain dépend de vous, et il varie énormément

C’est l’inconvénient dont personne ne parle, parce qu’il empêche d’afficher un beau chiffre. Sur les relevés que nos clients nous envoient : 7 kWh récupérés sur 28 jours en février chez l’un, 63 kWh sur 28 jours en mars chez l’autre. Un rapport de un à neuf, entre deux foyers réels.

Ce qui crée l’écart : la puissance installée, l’orientation du toit, la saison, le volume du ballon, et surtout l’heure à laquelle vous consommez votre eau chaude. Un foyer qui vide son ballon le matin route beaucoup moins qu’un foyer qui le vide le soir.

Conséquence honnête : personne ne peut vous promettre un montant annuel sans connaître votre installation. Quand un vendeur annonce « 300 € par an » sans rien vous demander, il ne calcule pas.

3. Tous les chauffe-eau ne sont pas compatibles

Un routeur module la puissance envoyée à une résistance électrique. Il ne pilote pas un compresseur.

  • Chauffe-eau thermodynamique ou à pompe à chaleur : non. C’est l’exclusion la plus fréquente, et elle surprend beaucoup de monde.
  • Résistance triphasée : non. La résistance doit être alimentée en monophasé 230 V — votre installation peut être triphasée, c’est le ballon qui compte.
  • Chauffe-eau au gaz : non, il n’y a pas de résistance à alimenter.
  • Ballon mixte solaire-thermique : à examiner au cas par cas.

En revanche, thermostat mécanique ou électronique, résistance blindée, stéatite, ACI ou ACI Hybride, de 100 à 300 litres : tout cela fonctionne. Le détail des compatibilités est ici.

4. En triphasé, il ne voit qu’une phase sur trois

C’est une limite technique réelle, et elle vaut pour tous les routeurs de cette catégorie. En triphasé, votre production se répartit sur trois phases ; le routeur se raccorde sur une seule et ne voit pas ce qui se passe sur les deux autres. Une partie de votre surplus continuera donc de partir au réseau.

Cela ne rend pas l’installation impossible — beaucoup de foyers en triphasé s’équipent quand même — mais il faut le savoir avant, pas après. Le sujet est détaillé ici.

5. Il faut intervenir dans le tableau électrique

Le boîtier se câble au tableau, sur un disjoncteur dédié, avec une pince ampèremétrique sur l’arrivée générale. Une à deux heures pour quelqu’un d’à l’aise. Si vous n’avez jamais ouvert un tableau, ce n’est pas le chantier sur lequel apprendre : comptez un électricien, dont le tarif varie selon les régions.

6. Ce n’est pas une batterie

Un routeur stocke de l’énergie sous forme d’eau chaude, pas d’électricité. Concrètement :

  • Il ne fait pas fonctionner votre maison la nuit.
  • Il ne vous protège pas d’une coupure de courant.
  • Une fois le ballon à température, le surplus qui reste repart au réseau, sauf si vous avez un second appareil résistif à alimenter.

C’est aussi ce qui fait son intérêt — un ballon coûte zéro euro de plus, il est déjà chez vous, et il ne se dégrade pas aux cycles comme une batterie lithium. Mais ce sont deux objets différents, qui ne répondent pas au même besoin. La comparaison complète est ici.

7. Il plafonne à la puissance de votre résistance

Si votre ballon a une résistance de 1 500 W et que votre toit produit 4 000 W de surplus à midi, le routeur en enverra 1 500 et le reste partira. La capacité d’absorption de votre installation, c’est celle de votre ballon — pas celle du boîtier.

Alors, quel est l’intérêt d’avoir un routeur ?

Il tient dans un seul rapport, et il est brutal : votre surplus est racheté 1,1 centime le kilowattheure depuis l’arrêté de juin 2026, et vous rachetez le même kilowattheure environ 25 centimes le soir. Vingt fois plus cher à l’achat qu’à la vente.

Chaque kilowattheure que vous gardez chez vous vaut donc environ 24 centimes de plus que le même kilowattheure vendu. Le routeur ne fait rien d’autre que déplacer cette énergie du mauvais côté du compteur vers le bon — sans démarche, sans contrat, sans taxe d’acheminement, puisqu’elle ne sort jamais de chez vous.

Et il n’y a pas d’abonnement : c’est un achat unique. Le calcul de rentabilité se fait donc simplement — le prix du boîtier divisé par ce que vous gagnez chaque année. Nous publions la méthode avec ses hypothèses visibles, et notre simulateur rend une fourchette plutôt qu’un chiffre unique.

Faut-il en acheter un ? Les quatre questions qui tranchent

  1. Injectez-vous du surplus ? Si votre production est entièrement consommée, ou si vous êtes en vente totale, la réponse est non.
  2. Votre chauffe-eau est-il électrique à résistance, en monophasé 230 V ? Sinon, non.
  3. Consommez-vous votre eau chaude le soir ? C’est le cas favorable : le ballon se recharge au soleil pendant que vous n’êtes pas là.
  4. Êtes-vous prêt à une intervention au tableau ? Vous-même ou un électricien.

Quatre fois oui : le calcul a des chances d’être bon chez vous. Un seul non parmi les deux premières : gardez votre argent.

Si vous voulez une réponse plutôt qu’une supposition, envoyez-nous une photo de la plaque signalétique de votre ballon. La vérification est gratuite, et nous répondons y compris quand c’est non — ce qui arrive, et que nous préférons dire avant la vente.

Et si vous voulez voir à quoi ressemble le nôtre : le routeur solaire SmartSun pour chauffe-eau est à 299 € TTC, achat unique, garanti 2 ans, avec 14 jours pour changer d’avis.

Questions fréquentes

Quels sont les inconvénients d’un routeur solaire ?
Il ne sert à rien sans surplus injecté, ni en vente totale. Le gain dépend de vos habitudes et varie énormément d’un foyer à l’autre. Il ne fonctionne pas avec un chauffe-eau thermodynamique ni avec une résistance triphasée. En triphasé, il ne voit qu’une phase sur trois. Il demande une intervention au tableau électrique. Et il ne remplace pas une batterie : il stocke de l’eau chaude, pas de l’électricité.

Qu’est-ce qu’un routeur photovoltaïque ?
C’est le même appareil qu’un routeur solaire — les deux mots désignent la même chose. Un boîtier posé au tableau électrique qui mesure en permanence ce que vous injectez sur le réseau et renvoie cet excédent vers une résistance électrique, en général celle du chauffe-eau, plutôt que de le laisser sortir.

Quel est l’intérêt d’avoir un routeur solaire ?
L’écart entre vos deux tarifs. Votre surplus est racheté environ 1,1 centime le kilowattheure, et vous rachetez le même kilowattheure autour de 25 centimes le soir. Chaque kilowattheure gardé chez vous vaut donc à peu près 24 centimes de plus que le même vendu. Le routeur ne fait que déplacer cette énergie du mauvais côté du compteur vers le bon.

Un routeur solaire est-il rentable ?
Cela dépend de votre production, de votre ballon et de vos horaires — nous ne donnons pas de durée type. Le calcul honnête est : prix du boîtier divisé par le nombre de kilowattheures que vous redirigez chaque année, multiplié par l’écart entre vos deux tarifs. Nos relevés clients vont de 7 kWh à 63 kWh sur 28 jours, ce qui suffit à dire que le même chiffre ne vaut pas pour tout le monde.

Un routeur solaire fonctionne-t-il sans chauffe-eau électrique ?
Non, pas pour l’eau chaude. Il lui faut une résistance électrique à alimenter. À défaut, il peut piloter un autre appareil résistif — un radiateur, un sèche-serviettes — mais l’intérêt est bien moindre, parce que ces appareils ne servent pas en été, au moment où le surplus est le plus abondant.

EKOSIA

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