La marche forcée garantit l’eau chaude en chauffant le ballon à des heures choisies, soleil ou non. Le bon réglage tient en une question : à quelle heure ai-je besoin d’eau chaude, et le solaire aura-t-il eu le temps de la préparer ? On peut programmer jusqu’à trois plages par jour, sur l’écran du routeur. Ni application ni Wi-Fi : tout se règle sur place.
À quoi sert une plage
Le routeur solaire fait une chose : il envoie le surplus des panneaux au ballon. Quand il n’y a pas de surplus sous le seuil, il n’envoie rien. La marche forcée est une filière de secours que vous maîtrisez : pendant la plage choisie, le routeur chauffe le ballon que le soleil ait donné ou non, sur trois créneaux au maximum par jour.
Une méthode en trois temps
| Étape | Question | Exemple (illustratif) |
|---|---|---|
| 1 | À quelles heures la famille tire-t-elle l’eau chaude ? | Douches à 7 h et à 19 h |
| 2 | Le surplus du jour suffit-il à chauffer avant ces heures ? | En juillet oui ; en janvier non |
| 3 | Sinon, quelle plage courte placer juste avant le besoin ? | Une plage de 5 h à 6 h 30 en hiver |
Réglage saison par saison
En été
Le solaire fait le travail. Laissez les plages vides, ou réduisez-les à un minimum pour les rares jours gris. Une plage active en juillet n’est pas dangereuse, elle est inutile : elle chauffe avec de l’électricité achetée un ballon que le soleil aurait rempli gratuitement.
À la mi-saison
Avril, mai, septembre et octobre sont des mois contrastés. Une plage courte en fin de nuit couvre les jours couverts sans gaspiller. Si votre ballon est déjà chaud le matin dans la plupart des cas, supprimez-la pendant quelques semaines et regardez ce que cela change.
En hiver
Le surplus est maigre et l’eau chaude vient surtout du réseau. Une ou deux plages garantissent la température aux heures de besoin. Ne les multipliez pas : chaque plage ajoutée chauffe avec de l’électricité achetée, et celle de 6 h ne laissera pas de place au maigre soleil de midi si le ballon est déjà chaud.
Les erreurs à éviter
- Une plage trop large. Elle remplit le ballon avec du courant du réseau et retire la place du surplus. Mieux vaut une plage courte et bien placée.
- Une plage mal calée. Les plages suivent l’horloge du routeur. Si elle dérive ou si le changement d’heure n’a pas été fait, la chauffe se décale avec elle. Vérifiez l’heure après une coupure de courant et au changement d’heure.
- Une plage oubliée. Une plage réglée pour l’hiver et laissée en juillet chauffe un ballon plein sans qu’on le remarque. Un rappel dans le calendrier, deux fois par an, règle le problème.
Un exemple de calendrier
Voici un réglage imaginaire pour un foyer de quatre personnes qui se lave le soir : de novembre à février, une plage de 17 h à 18 h 30 si le soleil a été absent ; de mars à avril et de septembre à octobre, aucune plage sauf jours très sombres ; de mai à août, aucune plage. Ce n’est pas une règle, c’est un point de départ à ajuster d’après ce que vous observez : si le soir l’eau est tiède, avancez ou allongez ; si elle est brûlante, raccourcissez.
Pour le menu précis
La navigation dans l’écran est décrite dans le manuel livré avec la commande, et c’est lui qui fait foi pour les touches et les écrans. Le principe général est expliqué dans la page sur la marche forcée. Après un réglage, lisez les premiers jours pour savoir ce qu’il faut regarder, et ce qu’il vaut mieux laisser faire.
Les questions que l’on se pose le plus souvent
- « Faut-il vraiment une plage en été ? » Presque jamais. Une plage active chauffe avec de l’électricité achetée un ballon que le soleil remplirait gratuitement. Si vous avez des doutes, supprimez-la pendant une semaine et regardez si l’eau reste chaude le soir.
- « Que se passe-t-il si deux plages se chevauchent ? » Évitez-le : des plages distinctes et courtes se lisent mieux et se corrigent plus facilement.
- « Les plages remplacent-elles le thermostat du ballon ? » Non. Le thermostat du ballon reste le garde-fou : quand l’eau est à la bonne température, il coupe, quelle que soit la plage.
Ce qu’il faut retenir
Une plage de marche forcée est un filet de sécurité, pas un mode de fonctionnement. Elle garantit l’eau chaude aux heures qui comptent, puis elle s’efface devant le solaire. Réglez-la court, placez-la juste avant le besoin, relisez-la deux fois par an. Et si vous ne savez plus pourquoi une plage existe, supprimez-la : elle reviendra si l’eau manque.
Le routeur est décrit sur la fiche du SmartSun : 299 € TTC, sans abonnement, 30 jours pour changer d’avis. Vérifiez d’abord votre ballon avec le vérificateur de compatibilité.
Questions fréquentes
Combien de plages de marche forcée peut-on régler ?
Jusqu’à trois par jour, sur l’écran du routeur.
Faut-il des plages en été ?
Souvent aucune ou une très courte : le solaire suffit.
Pourquoi vérifier l’heure du routeur ?
Parce que les plages sont calées sur son horloge ; un décalage décale aussi la chauffe.
Une plage de marche forcée consomme-t-elle de l’électricité du réseau ?
Oui, quand le solaire ne suffit pas : c’est son rôle, garantir l’eau chaude même sans soleil.
Faut-il revoir les plages au changement d’heure ?
Oui : elles sont calées sur l’horloge du routeur, qu’il faut remettre à l’heure si besoin.
Sources et méthode
Les valeurs de cette page (prix, seuils, puissance, livraison, garanties) viennent de la fiche de faits, qui fait foi sur tout le site. Les conversions d’énergie reposent sur 1,16 Wh par litre et par degré. Les exemples dits « construits » ou « imaginés » illustrent un calcul ; ce ne sont pas des mesures. Les relevés d’afficheur cités sont des photographies datées d’écrans. Voir aussi notre méthode éditoriale. .
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